GOG AND MAGOG
Posté le 04.04.2008 par bourbaky
[
b][SIZE=14][FONT=Times]La Guerre de Gog et de Magog
La guerre de Gog et de Magog désigne la guerre de la fin des temps, une guerre impitoyable, associée à la venue du Messie.
En une période troublée comme la nôtre, il nous a semblé intéressant d’éclaircir certains points à son sujet. Une lecture des nombreuses prophéties la concernant nous révèlera qu’elle consiste en une guerre mondiale entre l’Occident et les pays arabes avec pour décor Israël ! La période actuelle ne semblerait-elle pas être propice à un tel développement ?
Mais bien sûr, tout rapprochement entre l’histoire contemporaine et ces prophéties n’est qu’hypothétique, car, nous dit le Rambam, nul ne connaîtra le déroulement de ces événements avant qu’il ne se soient effectivement produits.
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Les grandes prophéties
De grandes prophéties dans Ye’hezqel/Ezéchiel sont consacrées à cette guerre (chap. 38 et 39). Le prophète doit lancer un avertissement à Gog, au pays de Magog : ce dirigeant et son peuple, alliés à nombre d’autres nations, se dressent contre Israël comme une " Choa " (c’est l’expression hébraïque employée par le verset...). Et D. assure que cet événement, prévu depuis les temps les plus anciens, sera l’occasion d’une grande sanctification de Son nom. La colère divine se déchaînera contre Gog, et les éléments naturels eux-mêmes participeront à sa défaite et à sa destruction. Puis, D. ramènera Son peuple sur Sa terre.
Cette même guerre semble être annoncée dans Zecharia/Zacharie (chap. 14), où est décrite une guerre effrayante autour de Jérusalem, à laquelle participeront tous les peuples, et qui se terminera par une intervention divine d’une ampleur exceptionnelle.
Les versets dévoilent ainsi les grands bouleversements qui suivront cette guerre : le Mont des Oliviers sera coupé en deux, un fleuve en sortira et fera refleurir tout le désert de Judée, lequel prendra l’aspect d’une plaine (id.).
De nombreux autres versets dans les textes bibliques font allusion à ces événements hors du commun. Quand le verset dit "Toutes les Nations m’encerclent" (Psaumes 118,10), Rachi explique que c’est lors de la guerre de Gog et de Magog que toutes les Nations viendront assiéger le peuple juif. Un autre verset (id. 99,1) parle des "peuples [qui] tremblent", faisant allusion encore à ce même épisode (On retrouve encore des références à cette guerre dans d’autres textes des prophètes : Yirmiahou/Jérémie 30 ; Daniel chap. 11 et 12 ; Yoël chap. 4 ; Psaumes chap. 83 selon le Seforno).
Qui sont donc ces peuples ? Qu'avaient-ils en projet ? Quand et où cette guerre doit-elle avoir lieu ? Quelles en seront les conséquences ? Autant de questions sur lesquelles nous allons nous pencher.
Il est intéressant de noter que de nombreux peuples, tant du monde chrétien que musulman, ont aussi des traditions concernant ces "événements eschatologiques". Elles prennent généralement leur source dans notre propre tradition, à l'image de nombreux autres thèmes transmis par les autres religions, et puisées dans nos réfrérences...
Qui sont Gog et Magog ?
A priori, Magog est un peuple dont l’identité est connue : ce nom apparaît en effet déjà dans la Genèse comme étant celui d’un peuple descendant de Jépheth, l’un des fils de Noa’h/Noé (Beréchith/Genèse 10,2). Cette branche est celle à laquelle est affiliée également la Grèce, donc tous les peuples occidentaux.
Gog, lui, est désigné dans les versets d’Ezéchiel comme un prince dirigeant d’autres peuples, ceux de "Méchekh" et de "Touval", eux aussi descendants de Jépheth.
Le Talmud de Jérusalem (Meguila 1,9) fournit une précision concernant le nom actuel de "Méchekh" : il s’agit de "Missia", ce que le commentaire Pené Moché transforme en "Moskwa"... Moscou !
Dans son commentaire sur Ye’hezqel 32, 17, le rav Yits’haq Avravanel identifie les différents descendants de Jépheth selon Flavius Josèphe, de la manière suivante : les Français résidant sur les bords de la Seine, les habitants de la Bretagne résidant sur la Loire, les descendants de Touval habitant à Pise, ceux de Tirass qui sont les Anglais, les fils d’Achkenaz sont les Allemands, les Kitiim du verset sont les Romains habitant en Campanie sur le fleuve du Tibre, les descendants de Tarchich résident en Toscane, enfin Yavan qui est connue comme étant la Grèce. Il se peut donc que toute l’Europe descende de Jépheth. Quant à Magog, il n’est pas mentionné par Flavius Josèphe, mais il fait partie également de la descendance de Jépheth, ajoute le rav Avravanel.
D’autres auteurs affirment que l’on ne connaît plus l’identification exacte de ces peuples, car les noms d’origine des nations ont disparu (Malbim sur Ye’hezqel 38,8 et Radaq, ibid.).
Mais en fait, connaître l’identité exacte de ce prince et de ce peuple n’a pas grande importance. En effet, Gog et Magog comme la personnalité du Messie lui-même, bien que décrits comme étant des personnages précis, ne sont pas définis nommément mais représentent des fonctions à pourvoir (cf. Kountrass no 36) – il est vrai que certains font du Machia'h ben Yossef une période, et non un homme, en s’appuyant sur une tradition provenant du Gaon de Vilna et rapportée dans un ouvrage du nom de Qol haTor – cf. notre numéro sur le Gaon en p. 45 –, mais, sans rentrer dans la polémique qui s’est déclenchée quant à la véracité de cet ouvrage et de cette tradition, il n’en reste pas moins que tous les avis en présence s’accordent sur le fait que le Machia'h ben David est, lui, un homme. Il peut exister des hommes aptes à remplir le rôle du Messie et des situations propices à leur venue, mais pour divers raisons cela ne se produit pas.
On a ainsi récemment beaucoup insisté sur une notion de "Messie" potentiel, "‘hezquath Machia'h", selon l’expression du Rambam.
La source de cette idée est sans doute une Guemara dans Sanhédrin (94a), qui nous révèle que cette potentialité existe aussi en ce qui concerne Gog :
Le Saint, béni soit-Il, a voulu faire de ‘Hizquiahou [le roi Ezéchias] le Messie, et de San’hériv [le roi d’Assyrie, qui est venu assiéger Jérusalem] Gog et Magog. L’Attribut de Justice a déclaré devant le Saint béni soit-Il : "Maître du monde ! Le roi David a prononcé devant Toi nombre de chants et de louanges, pourtant Tu ne l’as pas fait Messie – Ezéchiasdevant lequel Tu as fait tous ces miracles, le ferais-Tu Messie!’’ Ni le roi Ezéchiasne fut nommé Messie ni San’hériv, son adversaire, Gog.
Il s’agit de fonctions virtuelles, qui peuvent être attribués selon les mérites de la génération et de la personne à différents individus. Il peut y avoir donc des périodes où l’on peut assigner le rôle du Messie à une certaine personne, et celui de Gog à un pays donné, sans finalement se tromper. Rabbi Aquiva a ainsi pensé que Bar Kokhba était le Messie – et sans doute Rome détenait-elle alors le rôle de Gog. Beaucoup plus tard, on a aussi tenté d’identifier les guerres napoléoniennes à ce phénomène ("Gog et Magog" est le titre d’un ouvrage de Buber, présentant d’une manière approximative les opinions des divers dirigeants ‘hassidiques à propos de Napoléon, une partie d’entre eux ayant effectivement pensé que l’Empereur était Gog).
Tous les pronostics sont donc possibles.
Une lecture attentive des sources prouve en tout cas que la guerre de Gog et de Magog ne sera pas une guerre comme toutes les autres, comme nous allons le constater.
Une guerre contre D. !
Pourquoi la révolte d’Avchalom (Absalon) a-t-elle été juxtaposée à la guerre de Gog et de Magog ? Pour te permettre de répondre, si l’on t’interpelle en te disant "Est-ce que l’on peut trouver un serviteur qui se révolte contre son maître ?", que l’"On trouve bien le cas d’un fils qui s’est révolté contre son père [Avchalom contre David] !" (Berakhoth 10a).
Aussi surprenant que cela puisse donc paraître, cette guerre sera avant tout une guerre de négation du principe religieux sur terre. Tels des enfants refusant l’existence de leur Père,
Gog et Magog se diront : "Nos prédécesseurs étaient des sots : ils ont voulu combattre Israël, sans penser qu’ils avaient un maître au dessus d’eux. Moi, je n’agis pas ainsi : je commence par attaquer leur maître !" Et D. répondra à Gog : "Coupable que tu es, c’est contre Moi que tu t’engages ? Je te jure que Je menerai la guerre contre toi...", comme il est dit: "D. est devenu le roi sur toute la terre"" (Midrach Wayiqra rabba 27,11).
Une guerre totale
Cette guerre concernera la globalité des nations :
Je vais t’entraîner, Je mettrai des crochets dans tes mâchoires et Je te ferai sortir, toi et toute ton armée, chevaux et cavaliers, tous vêtus magnifiquement, en foule énorme, avec rondaches et boucliers, tous armés de glaives. La Perse, l’Ethiopie et Pout seront avec eux, tous munis de boucliers et de casques. Gomer et toutes ses légions, la maison de Togarma, l’extrême Nord et toutes ses légions - des peuples nombreux seront tes auxiliaires [...]. Tu monteras comme un ouragan, tu viendras comme la nuée pour couvrir la terre..." (Ye’hezqel 38, 4 - 9).
Et encore :
Ils se disent : "Allons, rayons-les du nombre des nations, que le nom d’Israël ne soit plus mentionné!" Car, d’un commun accord, ils prennent des résolutions, contre Toi ils font un pacte. Les tentes d’Edom et les Ismaélites, Moabites et Hagrites..." (Psaumes 83, de 5 à 7).
Le Midrach exprime la chose de manière encore plus radicale :
"Gog et Magog" représente 70 en guematria, car s’y retrouveront les soixante dix peuples (Tan’houma Qora’h 12).
Le Maharal écrit à ce propos : "La venue de Gog et de Magog est une grande catastrophe, car un nombre considérable d’individus vont se rassembler, d’une façon sortant de l'ordinaire et effrayante, comme il est dit "Pourquoi les peuples s’émeuvent-ils"" (Gevouroth haChem, 3ème introduction).
Comme nous l’avons mentionné plus haut, les versets eux-mêmes décrivent la venue de ces peuples sur Israël comme une "Choa". Il est vrai que l’emploi de ce terme dans le sens actuel n’a été adopté que récemment, et qu’il est même désapprouvé par rav Yits’haq Hutner qui refuse l’idée que l’on accorde une telle appellation au génocide nazi. Mais le sens n’en est pas moins là et il se cache derrière ce mot une épreuve épouvantable.
La guerre finale
"Quelle est la guerre après laquelle le peuple juif sera sauvé pour ne plus être asservi ? C’est la guerre de Gog et de Magog", dit le Sifri (Beh’alothekha 76). Elle marquera donc un changement radical dans l’histoire du monde.
En fait, selon nos sources, elle aura lieu autour de la venue du Messie : "...Le jour du combat" – le jour où les deux mondes se rencontrent, celui-ci sort, et le monde futur arrive" (Chimoni Tehilim chap. 14, § 888).
Ou encore, le verset : "Tu couvres ma tête de ta protection le jour du combat" (Psaumes 140,8) fait référence selon le Midrach, au jour où les deux mondes s’embrassent l’un l’autre" (Chim'oni Wayiqra 23, § 843).
On lit également dans les avertissements lancés par Moché : "Vous serez frappés par le mal à la fin des temps" (Devarim/Deutéronome 31,29). Selon le Ba’al haTourim (ad loc), les trois initiales des mots employés par le verset cité ci-dessus équivalent, en hébreu, à "Gog". Il s’agit donc d’une guerre qui aura lieu dans les périodes finales de l’histoire telle que nous la connaissons, dans ces périodes-là où le Messie viendra.
Cependant, la chronologie des événements n’est pas totalement définie. Si nos Sages annoncent que le Messie, descendant de Yossef, meurra pendant cette guerre (Rachi Soucca 42a), le Rambam précise en revanche que deux voies sont possibles : il se peut que Gog et Magog entrent en guerre contre un Messie déjà venu quelque temps auparavant, ou qu’au contraire ce Messie intervienne au cour de ladite guerre de Gog et de Magog, mais y périsse avant que le second Messie n’arrive, celui descendant de David (Rambam Hilkh. Melakhim 12,2). Cet auteur conclut en disant que l’on ne connaîtra la vraie solution que lorsqu’elle se déroulera devant nos yeux...
Une guerre annonçant des temps meilleurs
Le Saint béni soit-Il dit : "Dans ce monde-ci, J’ai fait payer l’Egypte par les dix plaies, mais dans le futur Je le ferai par Gog et par Magog, comme il est dit: "Je ferai justice par la peste et le sang"" (Ye’hezqel 39) (Tan’houma Waéra 10). C’est donc que cette guerre se terminera par une grande intervention divine.
Dans les temps futurs les peuples pénétreront en Erets Israël pour y faire la guerre. Que fera D. ? Il sortira et luttera contre eux (Chim'oni 23, § 843).
Le Netsiv y voit le début d’une libération du peuple juif de l’emprise des forces du mal : "Et vous serez délivrés de vos ennemis" (Bamidbar/Nombres 11,29) – et non pas juste de ceux qui vous oppressent. Le Sifri met également ce verset en relation avec la guerre de Gog et de Magog, tout en expliquant qu’il y est question d’une promesse de liberté pour le peuple juif concernant également un affranchissement de l’ennemi qui réside dans le cœur. Tous reconnaîtront la grandeur d’Israël et accepteront D. comme Roi (Netsiv ad loc).
La guerre de Gog et de Magog viendra même compléter la libération commencée lors de la sortie d’Egypte : "Leur pâte n’a pas eu le temps de monter, comme il est dit "Il les expulsera"" (Haggada de Pessa’h). Car si les enfants d’Israëlavaient atteint le cinquantième degré d’impureté, ils auraient malgré tout été délivrés, et les forces du mal auraient été totalement détruites. Ces mécréants [les Egyptiens] l’ont senti, c’est pourquoi ils les ont expulsés avant terme. Mais à l’avenir "vous ne sortirez pas avec urgence", car Gog et Magog s’opposeront jusqu'au bout à la royauté divine, et leur chute sera définitive (Sefath Emeth Pessa’h 5654).
Les trois raisons de cette guerre
Les commentaires indiquent que cette guerre comporte en fait trois implications :
– la sanctification du Nom divin (cf. Radak Ye’hezqel 38,4 ; id. Zekharia 14,9 ; Malbim Ye’hezqel 38,15, etc., cités dans ‘Hayoun p. 47)
– la punition des fautes des nations envers le peuple juif (cf. Rachi Ye’hezqel 38, 8; Malbim ad loc ; id. sur Zekharia cité)
– la purification du peuple juif de ses convertis non sincères et de ses mécréants (d’après le verset Zekharia 13,9 ; Rachi ad loc, et ‘Avoda Zara 3b ; Metsoudath David sur Zekharia ad loc).
Les conditions dans lesquelles cette guerre se déroulera
L’une des caractéristiques essentielles est qu'elle aura lieu en Erets Israël. Il est déjà question de Juifs qui y habiteront : "Après qu’ils [les enfants d’Israël] s’installeront sur leur terre, alors Il fera venir Gog et Magog" (Malbim, Devarim/Deutéronome 32,43).
Ce même auteur écrit ailleurs : "Longtemps avant la délivrance, une petite partie des exilés se réunira à Jérusalem [il n’y a pas plus de 30 % de la totalité des Juifs en Erets Israël aujourd’hui !], puis aura lieu la guerre de Gog et de Magog, et enfin le rassemblement total de la gola" (Malbim Ye'hezqel 32,18).
Les trois guerres
Cependant, ce n’est pas une seule guerre de Gog et de Magog que nous attendons, mais trois guerres ! "A trois reprises Gog et Magog se soulèveront contre Jérusalem. La troisième fois, Gog arrivera jusqu’à la ville de Jérusalem..." (Chim’oni Zekharia 12, § 579. Rav Yits’haq Avravanel, dans Ye’hezqel 32, 32, décrit ces guerres comme des "guerres qui sèmeront la panique", "chel mehouma").
Il existe à ce propos une remarquable tradition, qui remonte au ‘Hafets ‘Hayim z. ts. l. (et rapportée par son éminent disciple, rav El’hanan Wasserman, ã"éä, lors de son séjour à Londres à la veille de la seconde guerre mondiale, selon le témoignage de rav Eliyahou Lapian z. ts. l. dans le Lév Eliyahou Chemoth parachath Yitro 172). Cette personnalité considérable du peuple juif déclara lors de la première guerre mondiale que celle-ci était la première guerre de Gog et de Magog ; il annonça également qu’à peu près vingt-cinq ans plus tard aurait lieu une seconde guerre mondiale beaucoup plus dramatique ! Rav Wasserman a transmis ces choses-là, répétons-le, avant la seconde guerre mondiale, durant laquelle il devait disparaître). Quant à la troisième... "Elle est un temps de souffrance pour Ya’aquov, et il en sera sauvé".
(Ceci confirme également, comme nous l’avons dit, que le terme de "guerre de Gog et Magog" est générique : autrement, comment comprendre cette identification du ‘Hafets ‘Hayim, admettant que la première guerre mondiale puisse être la première étape de cet affrontement de Gog et de Magog, alors que les nations concernées à chacune de ces guerres sont différentes : les Français et les Allemands lors de la première guerre mondiale, tandis que lors de la seconde guerre mondiale il s’agit de l’Allemagne contre l’Europe, puis contre l'Amérique et la Russie. Les Arabes ne sont pas intervenus à ce stade. Autrement, comment comprendre cette identification remarquable proposée par le 'Hafets 'Hayim, selon laquelle l'identité de Gog et de Magog peuvent changer.)
En revanche, le rav Yist’haq Avravanel (dans son commentaire sur Zekharia/Zacharie 14,3) a quant à lui, identifié les trois phases de cette guerre par : 1. Celle de Titus lors de la destruction du Temple ; 2. Celle des Croisés venus en Terre Sainte au Moyen Age et la mettant à feu et à sang ; 3. Celle à venir. Dans cette optique, ces trois guerres, il faut le noter, ont en commun qu’elles ont effectivement mené ou mèneront ces peuples guerriers jusqu’à Jérusalem.
La troisième phase
La question se pose alors avec d’autant plus d’intensité : quand, comment et où aura lieu la troisième et ultime phase de ces trois guerres ?
Il est clair, ainsi que nous l'avons déjà prouvé, que cette guerre aura lieu en Erets Israël.
Selon les grands commentateurs classiques de la Tora, le rav Yits’haq Avravanel et le Malbim, l’histoire de la guerre de Gog et de Magog se déroulera de la manière suivante : les Chrétiens viendront occuper l’Egypte, puis Erets Israël, arrivant jusqu’à Jérusalem, et les pays musulmans se lèveront contre eux, dans leur crainte que l’impérialisme occidental n’amène une conquête totale des pays musulmans. Les Chrétiens, descendants des Romains qui ont détruit le deuxième Temple, livreront donc une bataille aux portes de Jérusalem contre les peuples héritiers historiques des Assyriens, qui ont détruit le Premier Temple. Les deux groupes se détruiront mutuellement, quand, au milieu de la mêlée, le Messie fils de Yossef apparaîtra, pour périr lui aussi dans cette grande guerre (rav Yits’haq Avravanel sur Ye’hezqel 32,17; Mayané haYechoua’ du rav Avravanel, commentaire sur Daniel, Mayan 11, Tamar 8, p. 294 de l’édition courante). Mais finalement les Musulmans auront le dessus, poussant leur marche victorieuse jusqu’à Rome, qu’ils détruiront définitivement.
Le Malbim présente la guerre d’une manière quelque peu différente : les Chrétiens et les Arabes se rendront ensemble en Erets Israël pour livrer une guerre commune contre le peuple juif, et ils finiront par se faire la guerre entre eux, car "les Arabes chercheront à conserver pour eux la ville de Jérusalem" ce qui amènera les Chrétiens à se retourner contre eux !
Une guerre atomique ?
Une tradition spécifique, rapportée au nom du Gaon de Vilna, laisse penser que cette guerre serait atomique. En effet, on rapporte la tradition suivante, remontant au Maguid de Jérusalem, rav Ben Tsion Yadler (début du XXème siècle) : ce serait en allusion aux affres de la guerre de Gog et de Magog qu’à Souccoth, durant les Hocha’anoth (*), on prie que D. nous sauve des "trois heures". De quelles trois heures s’agit-il ? Selon le Gaon des trois heures que durera la guerre de Gog et de Magog... Inutile d’expliquer aujourd’hui, à la fin du siècle de l’atome, des guerres chimiques et biologiques, comment une guerre aussi courte pourrait avoir lieu et être effrayante.
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On le constate donc, les sources sont nombreuses, et si la troisième phase doit être celle qui sera décisive, et la plus terrifiante, on peut mieux comprendre les paroles du rav Sa’adya Gaon (Emounoth veDé’oth VIII,5), qui écrit : "Loué soit Celui qui a voulu notre bien, en nous prévenant de l’arrivée de ces douloureux événements: de la sorte; ils ne nous surprendront pas et ne nous entraîneront pas au désespoir."r
(*) Ces textes que l’on récite lorsque l’on fait le tour de la Bima le matin, pendant les prières de la fête – notons ici que la tradition veut que la guerre de Gog et de Magog ait lieu à Souccoth, de là cette prière, et de là également le choix fait par nos sages du temps de la Guemara des textes des Haftaroth de la fête de Souccoth (cf. Radaq Yecha’yahou 66,23)...
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:: Les commentaires des internautes
salut
Posté par
gabison jeremie le 06.05.2008
slt toi, moi aussi je pense a mon humble avis(et c est aussi l avis de nombreux rabbanims)que notre generation est celle de la gueoula si tu veux en discuter voici mon adresse msn gabison_4@hotmail.com
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